PLUS DE 200 CONCERTS...
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Festivals :
L’Hiver au Show, Lézards Excités, Trouvez Sonnette à Son Pied, Fêtes Escales, Poitiers l’Eté, Les Expressifs, Mélusik, Tonnay Bon...
- Coup-de-cœur du festival de Pont-Scorff -
• Première partie de :
Gérald Genty, As de Trèfle, Smooth, Matmatah, Nicolas Jules, Marie Cherrier, Les Blaireaux, Gabriel Yacoub, Mellino, Mass
Hysteria, Les Tambours du Bronx, les Blérots de R.A.V.E.L, SANSEVERINO...
• Tremplins :
- Laurat du tremplin Tonnay Bon
- Lauréat (3eme) du tremplin ” artistes-créateurs ” au Festival G.Brassens de Fontenay sous Bois
• Elu Pictavien de l'Année 2008 (Arts, Culture & Spectacles) par la Jeune Chambre Economique de Poitiers
• Participation à l’Atelier d’écriture Ardemo à Aix en Provence (marraine de la session : Enzo Enzo)
• Programmé avec “ As de Trèfle ” au Gala de L’Ecole Centrale de Nantes (salle La Trocardière)
PARCOURS...
Né et réside à Poitiers (86)
Du ring à la scène…
•
Petit-fils de boxeur, Greg boxa de 1993 à 1998 au niveau national amateur
(vice-champion de France universitaire 95…euh, des questions ?)
• Fut contraint à abandonner la boxe au moment où il s’apprêtait
à passer chez les professionnels
• Obtint son Brevet d’Etat d’Educateur Sportif Premier Degré
(Boxe) en 1997
Une
hasardeuse retrouvaille avec une amie chanteuse le ramena à la pratique
musicale
(et à la raison ?) débutée à l’adolescence
sur la guitare de son P'pa…
De 1996 à 2003…
Ils créent ensemble le duo “ Marlhek Trup ” en 1996 et se produisent dans les bars, cabarets, scènes, festivals…durant 7 années
Chantiers
des Francos en 1998, premières parties d'Aston Villa, Alan Stivell et
La Grande Sophie, découverte “ Attention Talents Scène ”
Poitou-Charentes 2001 (réseau Printemps de Bourges), etc.
Deux CD autoproduits : “ Riroum ” (1999) et “ Lait-tu ???
” (2002)
Il
met un terme à cette belle aventure fin 2003 pour se lancer en solo avec
ses propres textes & musiques...
2004 : Greg Bô
«
Humour, ironie, dérision et calembours servent de petites histoires burlesques,
poétiques...où la rime est aussi attendue que redoutée.
Un univers tantôt feutré, tantôt énergique, de la
chanson française populaire et intègre »
:
Premier CD (live)
Six petites
histoires remplies d'humour et de tendresse…
CD enregistré lors de sa première prestation scénique (salle
du ” Carré-Bleu ” à Poitiers) et autoproduit en partenariat
avec Poitiers-Jeunes, Musicontact et Radio France-Bleu Poitou
2007 : Greg Bô…le “ Bô’s
band ” ;-)
Musiciens et techniciens se joignent à lui en vue de préparer concerts et album…
Son premier album voit donc le jour en janvier 2008
CD autoproduit en partenariat avec la Sacem et avec le soutien de Cristal Prod
& de la Région Poitou-Charentes
L'article ci-dessous a été rédigé par Anthony Renaud (étudiant en journalisme) suite à une entrevue au moment de l'enregistrement de l'album :
Greg Bô, chanteur aux gants de velours
![]() |
le
papi... |
Après une courte mais intense carrière de boxeur, le Poitevin
est aujourd’hui pleinement épanoui dans le domaine artistique.
Les gants sont rangés au vestiaire, son premier album peut voir le jour.
Le salon est occupé. Chamboulé. Transformé en studio d’enregistrement.
Le pied du micro est planté au milieu de la pièce, les amplis
et table de mixage à portée de main. Pas de doute, un album mijote
ici. Greg Bô, 34 ans, prépare son premier opus. A domicile. «
C’est moins stressant et nous sommes plus détendus. Et je n’avais
pas le budget pour un vrai studio ».
Après un premier CD live (six titres) sorti en janvier 2005, Greg Bô
attend avec impatience son nouveau bébé. Parce que son premier
enregistrement, sans le renier, le chanteur perfectionniste le trouve déjà
dépassé. « Ce premier support a servi de démo auprès
d’organisateurs de concerts. Avec du recul, je me suis aperçu que
certaines choses n’allaient pas ». Pour ce nouvel album, prévu
pour début 2008, la qualité sonore est donc primordiale. Les arrangements
en particulier. « Techniquement, je veux proposer un produit de qualité.
Qu’on aime ou pas mon style, mes textes, c’est autre chose ».
Invités, cuivres, cœurs et même un duo seront au programme
parmi les douze titres.
Seul sur scène ou accompagné de quatre musiciens, Greg Bô,
guitare en bandoulière, est un poète au regard dur avec une casquette
à la gavroche vissée sur la tête. Grégory a toujours
été introverti. Lui-même l’avoue. Alors se produire
seul en public, Liliane (« Lyly »), sa maman n’en revient
toujours pas. « Il a toujours été très timide. C’était
presque un handicap. A l’école, il y avait une grande différence
entre ses notes à l’écrit et à l’oral. En devenant
chanteur, il a surpris tous ses proches. Les paroles de ses chansons lui ont
permis de se libérer ».
Greg Bô, c’est un style bien particulier, « romantico-burlesque
» selon lui. Des chansons parlant d’amour, le plus souvent personnelles,
qui mêlent dérision et réalisme. Sans moralité. «
Je veux toucher les gens mais je n’ai pas de conseils à leur donner
». Des textes divertissants, sans tomber dans la chanson humoristique.
« Je préfère un sourire plutôt qu’un rire ».
La boxe à temps plein, puis plus rien
![]() |
...le
papa |
Grégory
Beau à la ville est Greg Bô sur scène. Une scène
qu’il fréquente depuis 1996, même si la musique a bercé
toute sa jeunesse. Une initiation au piano à 7 ans -pour faire plaisir
à ses parents- permettra de découvrir le solfège. Lui,
ce qui le botte, c’est la guitare. Celle de son père pour commencer.
Et puis, ce sera l’école de musique Cap-Rock, « à
20 mètres de chez mes parents », à Poitiers. Et là,
premier tournant dans sa vie : la rencontre avec Cécile Thoreau. Il a
20 ans. Bientôt, ces deux-là se séparent musicalement mais
se retrouveront.
La musique lui plaît, mais la boxe l’attire. Passion familiale oblige.
Pendant les années Marcel Cerdan, son grand-père (« Une
casquette & du tabac gris » sur l’album) était sur le
ring. Le petit-fils aussi veut s’essayer au Noble Art. Pour ce jeune homme
timide, la boxe ressemble à une erreur de parcours. Finalement, c’est
un exutoire. « Je n’étais pas bien dans ma peau. J’étais
devenu bagarreur alors que ce n’était pas du tout mon tempérament.
J’avais un gros manque de confiance en moi ».
Les progrès sont rapides. Il empoche un titre de vice-champion de France
universitaire en 1995. « J’ai débuté tardivement mais
je regardais beaucoup de combats. Je connaissais bien la gestuelle ».
La boxe amateur s’offre à lui et vingt-trois combats plus tard,
la boxe professionnelle lui tend les bras. Tout va vite. Trop vite. Jusqu’à
saturation. Entraînements, footings, musculation s’ajoutent aux
combats. Aucune relâche, aucune sortie entre amis. Son corps lâche
après cinq ans de pratique. Diagnostic : une tendinite des deux épaules.
Un mal (« une sorte d’anorexie sportive ») qui s’avérera
psychologique. « Je n’avais plus le choix, je ne pouvais plus me
servir de mes bras ». Il se rend à l’évidence, la
boxe, c’est terminé. Et là, tout rentre rapidement dans
l’ordre. La pression mentale était insupportable. Retour à
la case départ. Retour à la musique. A 28 ans.
Depuis ce jour, Greg Bô a changé de conception sur la boxe. «
J’adore toujours la gestuelle propre à ce sport, c’est une
forme d’expression corporelle artistique. Mais la recherche absolue du
KO, je ne supporte plus ».
La révélation du chanteur solitaire
Hasard
ou coïncidence, Grégory recroise la route de Cécile Thoreau,
sa compagne musicale durant son adolescence. Encore une fois, tout va très
vite. Le duo sillonne les bars et les festivals dans le sud de la France avec
des reprises de chansons françaises puis les propres textes de Cécile.
Grégory lui, se charge de la partie musicale. Le groupe « Marlhek
» est né. Cécile l’extravertie mène Grégory
le réservé. Les deux font la paire. Chantiers des Francofolies
en 1998, première partie d’Aston Villa et de la Grande Sophie entre
1999 et 2002 : sept années de scène « éclatantes
», même si les deux amis peinent à décrocher le statut
d’intermittent du spectacle.
Et puis, Grégory décide de tenter l’aventure en solo après
un désaccord avec son double qui lui servait de protecteur sur scène.
« Je me suis rendu compte que j’étais dépendant d’elle.
C’est là que j’ai commencé à me mettre dans
la peau d’un chanteur. Ce fut une révélation. J’ai
pris mon pied. Ce sont des potes qui m’ont incité à me lancer
seul ». Greg Bô est né. En 2003. La suite est connue.
Sanseverino tourne en fond musical dans le studio improvisé. Le temps
s’écoule, le feu de la cheminée s’éteint. Au-dessus,
un portrait de Louis de Funès. Dans la cuisine, une deuxième photo
est suspendue. Le comédien français apparaît dans «
Ni vu ni connu » d’Yves Robert. « Ca ferait un bon titre pour
mon album », lance Greg Bô, pensif. Avant de rectifier, quelques
respirations plus tard. « Non, finalement, c’est nul comme idée
! ». L’univers Greg Bô, c’est cela. La boxe, la musique
et Louis de Funès. « Je me souviendrai toujours de la première
fois où j’ai vu de Funès. C’était dans «
l’Aile ou la Cuisse ». J’avais 6 ans. Le seul soir où
j’avais le droit de regarder la télé, c’était
pour voir ses films ». Au-delà de la nostalgie, la fascination
pour cet anti-héros au physique si particulier est palpable. A tel point
que le Poitevin a consacré une chanson au comique grimaçant («
P’tit Louis ») dans son nouvel album.
Un album qui n’a pas encore de titre. Ni de pochette d’ailleurs.
Le chanteur hésite. Il souhaite un clin d’œil à son
ancien sport, sans que l’étiquette de boxeur ne lui colle à
la peau. « Ce n’est pas la musique de Rocky ». Parce que Greg
Bô, lui, a des gants de velours.
Anthony RENAUD